Substratum


Le substrat est une couche qui se trouve sous un autre et sur laquelle il est en mesure d’exercer une certaine influence. La notion de strate, d’autre part, se réfère à une couche ou un niveau de quelque chose, ou à l’ensemble des éléments qui est intégré avec d’autres éléments précédents pour la formation d’une entité. Pour l’écologie, le substrat est la partie du biotope (zone de conditions environnementales homogènes) où certains êtres vivants développent leurs fonctions vitales et se relient les uns aux autres. En biologie, le concept de substrat est lié à la surface sur laquelle vit un animal ou une plante, qui est composé de facteurs biotiques et abiotiques. Le substrat peut également être une espèce chimique qui est considérée comme l’objet d’action d’un ou plusieurs réactifs, par exemple un composé transformé par l’action d’un catalyseur. La biochimie considère qu’un substrat est une molécule sur laquelle une enzyme agit.

En d’autres termes, les enzymes catalysent les réactions chimiques impliquant un substrat.

Le lien entre l’enzyme et le substrat forme un complexe. Le substrat linguistique, enfin, renvoie aux influences grammaticales, lexicales et phonétiques qu’une langue exerce sur une autre.

Ces influences sont fréquentes lorsqu’un peuple est conquis ou envahi par un autre et que la langue parlée à l’origine dans ce lieu influence la langue qui le remplace. Le phénomène inverse est appelé super-stratum. Pour comprendre le concept de substrat linguistique, la maîtrise romaine de la péninsule ibérique est souvent citée, ce qui a entraîné la disparition des langues autochtones du territoire, à l’exception du basque. Malgré cela, de nombreuses caractéristiques sont restées sous forme de substrat en espagnol; certains chercheurs estiment que le rejet par la langue basque de la prononciation du « f » a été responsable de la disparition de cette initiale d’origine latine, qui a connu une évolution qui a conduit à un « h » (formica transformée en fourmi), en principe aspiré et, enfin, muet. La diversité de l’évolution du latin dans les régions d’Europe latine est très intéressante, y compris l’Espagne, l’Italie, la Roumanie, la France et le Portugal. Pour expliquer ce phénomène, la philologie romane s’appuie sur la théorie du substrat linguistique, puisque tous ces territoires avaient leurs propres langues avant la conquête, et qu’ils étaient tous différents les uns des autres. La théorie dit que lorsque le latin a été imposé comme langue seconde, chaque peuple l’ a appris en utilisant les outils phonétiques et grammaticaux de sa langue d’origine, généralement différents de ceux du latin, raison pour laquelle une partie de celui-ci a prévalu sur le nouveau. Bien que ce raisonnement soit acceptable, il est incomplet car les versions latines ne présentent pas suffisamment de caractéristiques des langues d’origine. Il se passe quelque chose de similaire avec l’espagnol castillan sur le continent américain, puisqu’il n’ y a pas de lien fort entre les langues autochtones d’Amérique et les différentes formes que l’espagnol a prises depuis la conquête.

Souvent, ce sont là quelques termes que ses habitants ont empruntés, et non pas une différence phonétique majeure.

De même, il n’est pas possible d’expliquer les différences grammaticales et syntaxiques par rapport à cette théorie.

Après avoir analysé les questions techniques de la langue originale et imposée, les influences de la première sur la seconde, avec les différences qui en résultent entre les différents territoires conquis par une même nation, il est nécessaire d’étudier l’importance que chaque culture donne à sa langue, les besoins qui satisfont par son usage, sa façon de penser et de ressentir les mots et les concepts.

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