Stigma


Le mot grec stígma dérive du stigmate latin, qui est venu à notre langue comme un stigmate. C’est le nom donné à une marque gravée sur le corps ou même une marque symbolique attribuée à un individu ou à un groupe social. L’idée de stigmatisation est souvent utilisée pour nommer une empreinte qui apparaît surnaturellement sur la peau d’une personne.

Ce sont des plaies ou des blessures qui, selon les croyants, surviennent spontanément et sont semblables aux blessures que Jésus a subies lorsqu’il a été crucifié. Ceux qui souffrent de stigmates souffrent non seulement de souffrances physiques mais aussi de souffrances morales.

On dit que les stigmates apparaissent sur les pieds, les mains, le torse gauche, le dos et/ou la tête, rappelant la flagellation et le couronnement des épines de Jésus-Christ. Pour l’Église catholique, le stigmate peut être dû à l’intervention du diable ou à un don divin. Un célèbre stigmatisé et reconnu par le catholicisme était saint François d’Assise, qui aurait reçu les stigmates sur le mont Alvernia en 1224. Selon la science, cependant, la stigmatisation n’est pas un phénomène surnaturel, mais une manifestation physique d’un processus psychologique, sans cause organique. En sociologie, un stigmate est un trait négatif attribué à une communauté ou à un sujet. Ceux qui sont stigmatisés sont méprisés et considérés comme inférieurs ou sans valeur. La difformité physique, la maladie mentale, l’orientation sexuelle et même une religion peuvent constituer un stigmate. Le corps glandulaire d’une fleur dans la partie supérieure du pistil qui est responsable de la réception du pollen est aussi appelé le stigmate, tout comme l’orifice de divers arthropodes qui permet à l’air d’entrer dans leur système respiratoire.

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