Inconscient


La première étape que nous allons franchir dans l’analyse du terme inconscient est de déterminer son origine étymologique. Dans ce cas, il faudrait expliquer qu’elle émane du latin et plus précisément de la somme des différents mots de cette langue: le préfixe -in, qui équivaut à une négation; avec, qui équivaut à « ensemble »; le verbe scire, qui peut se traduire par « savoir », et le suffixe -nte, qui est un participe du présent. La notion d’inconscience peut être comprise de différentes manières. Pour le langage courant, un sujet inconscient est celui qui ne réalise pas l’ampleur de ses actes. Par exemple: « Un homme inconscient conduisant à une centaine de kilomètres à l’heure au milieu de la ville a écrasé une famille et causé une tragédie », « Ne soyez pas inconscient, comment allez-vous escalader la montagne sans l’aide de professionnels », « J’ai toujours été accusé d’être inconscient: quand j’avais vingt ans, je vendais mes biens et allais vivre au milieu de la forêt dans une tente. L’inconscient est aussi celui qui est privé de sens: « La victime reste inconsciente à cause du coup violent qu’il a reçu sur la tête », « Le joueur a sauté à la tête et s’est couché sur le sol, inconscient avant la violence de la chute », « J’ai été inconscient pendant quelques minutes par le choc, mais j’ai récupéré ». Pour la psychanalyse, l’inconscient est un système d’impulsions refoulées qui n’atteignent pas la conscience alors qu’elles restent actives dans le sujet. Cela signifie que les contenus refoulés trouvés dans l’inconscient sont encore psychiques, puisqu’ils agissent à travers différents mécanismes.

Les rêves et les actes ratés sont des manifestations de l’inconscient.

Il est important de constater que, tout au long de l’histoire, de nombreuses personnalités ont étudié et centré leurs recherches sur l’inconscient.

Parmi ceux-ci, le médecin autrichien Sigmund Freud se démarquerait certainement.

Il a établi que l’inconscient précité avait la particularité d’être interne au sujet mais que le sujet ne pouvait pas y accéder directement.

De plus, il a déterminé que c’était évident à travers des éléments tels que les défaillances ou même les rêves. Tout cela a été laissé sous la forme d’œuvres telles que « It, I and Overself » et « Beyond the Principle of Pleasure ». Mais ce n’est pas tout. Un autre des esprits illustres des XIXe et XXe siècles qui n’hésitèrent pas à étudier l’inconscient en profondeur fut le docteur suisse Carl Gustav Jung.

Dans son cas, la plus grande contribution qu’il a faite à cet égard a été de formuler le concept d’inconscient collectif, avec lequel il est venu à définir l’ensemble des symboles et des idées qui font partie de la psyché de tout citoyen.

Sur le plan psychologique, l’inconscient est également parlé comme le nom de l’ensemble des processus mentaux qui sont exécutés automatiquement (c’est-à-dire sans être délibérément pensés).

La respiration, par exemple, est une action inconsciente parce que le sujet ne pense pas chaque fois qu’il respire ou expire. L’inconscient collectif, enfin, se réfère aux représentations communes d’une société.

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