Coercion


Le mot latin coactio est venu à notre langue comme coercition. Le concept désigne la violence, l’intimidation ou la pression exercée sur une personne dans l’intention de la forcer à faire ou à dire quelque chose. Par exemple: « La coercition a été un succès: l’homme a finalement refusé de témoigner contre les policiers accusés de corruption », « Je n’accepterai aucune coercition », « Malgré les tentatives de coercition, les travailleurs de l’industrie de la pêche ont mené leur protestation en dehors des portes de la Maison du Gouvernement ».

La coercition est développée de façon à ce qu’une personne puisse accomplir – ou cesser d’exécuter – une action contre son gré. Il est important de garder à l’esprit que la coercition peut être légitime (si elle est imposée par l’État dans certains contextes) ou illégitime (lorsqu’elle est exercée par un sujet privé). Un gouvernement démocratique dispose de plusieurs outils pour exercer la coercition par des moyens légaux.

Supposons qu’un groupe de gens marchent dans la rue en jetant des pierres sur les automobilistes, frappant les passants et détruisant des commerces et des maisons.

L’État, par l’intermédiaire des forces de sécurité (comme la police), peut faire appel à la coercition pour empêcher ces personnes d’agir.

Dans ce contexte, les policiers peuvent lancer des gaz lacrymogènes pour disperser la mobilisation et arrêter de force les individus qui commettent des crimes.

Prenons le cas d’une femme qui se rend dans un poste de police pour dénoncer son patron pour harcèlement sexuel. En chemin, elle est interceptée par trois hommes qui la poussent, l’insultent et lui disent que si elle dénonce l’homme en question, elle apparaîtra morte dans une tranchée.

Cette coercition, qui vise à empêcher les femmes de parler par peur, est illégitime et illégale.

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