Abandon


Le mot latin abiur? re est venu à l’espagnol comme abjuration. Ce verbe désigne le déni, la révocation, l’annulation ou le mépris d’une pensée, d’une croyance ou d’une foi qui a déjà été défendue ou professée. Le sujet qui abjure ou nie sa religion est qualifié de renégat par les fidèles de la croyance qu’il a abandonnée.

Au lieu de cela, les adeptes d’une religion appellent un converti celui qui a assumé son dogme. De cette façon, le même individu peut simultanément être renégat à un groupe et converti à un autre.

L’abjuration d’une religion était très répandue au Moyen Âge, lorsque musulmans et chrétiens luttaient pour imposer leurs croyances sur différents territoires. À l’heure actuelle, seuls quelques groupes mineurs tentent de forcer les gens à renoncer à leur foi. Un exemple d’abjuration a été Galileo Galilei Galilei’s 1633 de travail, lorsque l’Église catholique l’ a forcé à soutenir que la planète Terre ne tournait pas autour du soleil, un fait que le physicien, astronome et mathématicien italien tenu sur la base de ses études.

Il est important de souligner que l’action d’abjurer peut aller au-delà de la religion.

En 1581, plusieurs provinces des Pays-Bas signèrent une loi sur l’avortement, déclarant qu’elles n’obéiraient plus au roi Philippe II. Une personne, en revanche, peut abjurer sa nationalité, ses opinions politiques ou son affiliation à une institution ou un groupe: « Après avoir renoncé au groupe terroriste, le jeune homme est devenu un partenaire majeur du gouvernement local », « Je ne renoncerais pas à mon idéologie, quelle que soit la pression ou la menace qu’ils me font peser », « Le dirigeant, déçu par la corruption, pourrait abjurer son parti politique ». Au temps de l’Inquisition espagnole, institution fondée par les Rois Catholiques en 1478 dans le but de protéger l’orthodoxie du catholicisme dans les territoires sous leur contrôle, les accusés devaient reconnaître les actes d’hérésie qu’ils avaient commis et se repentir convenablement pour cela, ce qu’on appelait abjuration.

Cet acte dans lequel une personne persécutée par l’Inquisition a renoncé à ses croyances était une étape indispensable pour que les autorités lui donnent la possibilité de se réconcilier avec l’Église catholique. Dans ce contexte, les trois types d’abjuration suivants ont été reconnus: levi, véhémenti et forme. Regardons une brève explication de chacun:

· par Lévi: c’est la classe qui incluait les individus qui n’avaient pas commis des actes considérés comme très graves, tels que la bigamie, le blasphème et la tromperie. Dans de tels cas, l’Église ne soupçonnait pas un niveau significatif d’hérésie;

· vehementi: contrairement au type antérieur d’abjuration, cela inclut les personnes qui étaient soupçonnées très sérieusement, ou celles qui refusaient d’offrir des aveux, même s’il y avait des preuves claires contre elles. D’autre part, l’abjuration des véhéments a également été adoptée si l’accusé n’avait que deux témoins à charge, c’est-à-dire deux personnes physiques qui témoigneraient contre eux;

· ainsi: ce type d’abjuration n’est pas nécessairement opposé à la première, mais complémentaire, puisqu’il a été appliqué une fois que l’accusé a avoué, comme c’était le cas avec les judaïsants (terme qui inclut ceux qui ont célébré des cérémonies.

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